Algérie : coup d’état contre le président du parlement

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Said Bouhadja, le président de l’Assemblée populaire nationale-APN, est victime d’un véritable coup d’état actuellement. La loi ainsi que la Constitution sont pourtant de son côté mais les députés manipulés par Djamel Ould Abbès et Ahmed Ouyahia, respectivement chefs du FLN et du RND, ont recours à la force pour le déloger de son bureau et de son poste en cadenassant le siège de l’APN.

Ces graves atteintes à la loi voire à la sécurité d’un haut responsable de l’Etat ont lieu en toute impunité. Alors que jusque-là, en Algérie, ce sont les citoyens qui cadenassaient les sièges des APC et des daïras pour exiger de l’Etat la prise en charge de leurs revendications sociales, cette fois-ci ce genre d’actions musclées a atteint même l’APN.

Les députés de la « majorité », étant désarmés devant la loi, ont décidé de franchir le Rubicond en prenant la résolution d’utiliser la force et l’insulte et autres attaques du même genre contre Said Bouhadja, qui est pourtant un ancien maquisard reconnu et respecté de tous ses pairs. La manière avec laquelle la loi et la Constitution sont bafoués par les députés dans cette affaire montre à quel point la situation est grave en Algérie. Qui a donné le feu vert aux députés pour agir avec autant de violence afin de déloger Said Bouhadja de la présidence de l’APN ?

D’autre part, qui rassure le même Said Bouhadja en lui demandant de ne pas céder au chantage des députés-frondeurs. S’agit-il de deux clans qui s’affrontent en perspective des élections présidentielles d’avril 2019 ? Tout porte à croire que c’est le cas. Mais, au train où vont les choses, c’est le clan anti-Bouhadja qui est en train de remporter la bataille.

Tarik Haddouche

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