Said Salhi: « Par son entêtement, le pouvoir a opté pour le prolongement de la crise et accentue le bras de fer »

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Le vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), Said Salhi, a réagi, ce lundi 16 septembre 2019, à la convocation hier du corps électoral par le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah pour la tenue d’élections présidentielles le 12 décembre prochain. Said Salhi estime que « le coup de force tenté par le pouvoir est « voué à l’échec ».

Ce coup de force est senti, estime Said Salhi, « comme une autre provocation contre un peuple en révolution du changement, il est ressenti comme une humiliation de plus qui -le pouvoir semble déjà l’oublier- a fait sortir le peuple Algérien dans la rue le 22 févrie », a écrit le vice-président de la LADDH dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

Pour lui, « la feuille de route du système est déjà discrédité car proposé par le système et exécuté par ses symboles, il n’a même pas réussit a recruter en dehors de son cercle déjà rejeté par le peuple, il n’a pas pu convaincre et entrainer avec lui l’opposition, les militant-e-s, les personnalités crédibles ».

« Toujours isolé, il (le pouvoir) s’est résigné a recourir dans le cafouillage et la précipitation à son personnel, il n’a même pas eu l’intelligence de sauver les formes et les apparences, on le voit dans les instances proposé pour mener le dialogue ou organiser les élections », a expliqué Said Salhi, soulignant que « ces instances ne sont ni indépendantes, ni représentatives , ni compétentes. La mauvaise foi n’a pas résisté a l’épreuve de la vérité ».

« Par son entêtement, le pouvoir a opté pour le prolongement de la crise, il accentue le bras de fer, au risque de compromettre la solution politique, la rue ne cesse de revendiquer un changement démocratique et pacifique en passant par une période de transition démocratique, pacifique et négociée, une transition qui ne doit pas être géré et piloté exclusivement par le système, cette transition doit permettre de réunir toutes les garanties dans un cadre démocratique et libre loin de toute contrainte », a-t-il indiqué.

Pour Said Salhi, avant d’aller vers des élections qui doivent garantir au peuple Algérien « l’authenticité démocratique », il est impératif de : « procéder, en gage de bonne volonté, a des mesures d’apaisement par la libération de l’ensemble des détenus, des champs d’expression démocratique et d’exercice des droits et libertés; amorcer des négociations directes avec le pouvoir réel pour organiser son retrait du politique et le transfert du pouvoir de manière pacifique et graduelle selon un agenda durant cette période; garantir l’ouverture d’un large dialogue et débat dans la société; lever des interdictions, abrogations des dispositifs et lois liberticides, changement de la constitution et enfin mettre en place des instances de transition collégiales, consensuelles et négociées », a-t-il suggéré.

Cependant, a-t-il ajouté, « la décantation qui s’accélère ces jours-ci, est salutaire, le mouvement se renforce et se débarrasse des parasites du système qui l’ont infiltré au début, ils ont surfé sur la vague et ont tentés de le dévier de la quête du changement exprimé dès le 22 février, vers des petites reformes et rafistolages, recyclages pour au final, sauver le système. Ils font déjà naufrage ». 

« Le peuple garde le cap pour le changement effectif du système on s’accrochant à la voie pacifique et unitaire, désormais rien ne pourras le dévier, le diviser ou l’arrêter », a conclu Said Salhi.

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