الجزائر أصبحت سجن كبير لأحرار الشعب

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يقبع 85 جزائريا في السجون بسبب آرائهم، بحسب ما كشف عنه تعداد للجنة الوطنية للإفراج عن المعتقلين.

وأوضحت اللجنة أن هؤلاء الجزائريين يوجدون رهن الاعتقال لأسباب مرتبطة بصفة عامة بمنشورات على شبكات التواصل الاجتماعي، أو تتعلق بالمظاهرات.

ووفقا للمصدر ذاته، فإن بعض هؤلاء المعتقلين، الموزعين على 32 ولاية، ظلوا بدون محاكمة منذ عدة أشهر.

واستشهدت، في هذا السياق، بوليد نكيش، البالغ من العمر 25 عاما ، والذي تم اعتقاله في 26 نونبر 2019 ، موضحة أن محاكمته، التي تم تحديد موعدها منذ بضعة أيام فقط، ستتم في الفاتح من فبراير 2021 ، أي بعد أن قضى قرابة 14 شهرا في الحبس الاحتياطي.

واستنادا للعديد من وسائل الإعلام الجزائرية، يمكن للسلطات دائما التأكيد على عدم وجود معتقلين سياسيين في البلاد، و"تبقى الحقيقة أنه في معظم الحالات غالبا ما ترتبط الأسباب التي تبرر هذه الاعتقالات بمنشورات على فيسبوك".

وتذكر وسائل الإعلام الجزائرية باستئناف العديد من المحامين، الذين استمروا في التنديد بالطابع الممنهج للحبس الاحتياطي، وهو إجراء استثنائي في قانون الإجراءات الجزائية، حيث تنص المادة 123 منه على أن "الحبس الاحتياطي إجراء استثنائي"، لا يمكن الأمر أو الإبقاء عليه، إلا إذا كانت التزامات المراجعة القضائية غير كافية.

ولاحظت أن العديد من المواطنين اضطروا إلى قضاء أسابيع أو أشهر في السجن لمجرد التلويح بالراية الأمازيغية.

فهذه الإدارة الأمنية لحركة الاحتجاجات الشعبية "الحراك"، مع نصيبها من الاعتقالات، هي التي أدت إلى زيادة تعقيد الوضع، حيث أعطى كلا الطرفين القليل من المصداقية لوعود المسؤولين عن رغبتهم في إصلاح الدولة.

واستنكرت "إضفاء الصبغة القضائية" على إدارة الأزمة، الأمر الذي يحول دون إقامة مناخ سلمي ويعطي صورة سيئة عن الجزائر على المستوى الدولي، مشيرة إلى أن التصريحات "المطمئنة" لبعض الأحزاب السياسية، التي تتبنى حجج السلطات، لن تغير بالتأكيد أي شيء.

وأعربت عن اعتقادها بأن "إضفاء الصبغة القضائية" على إدارة الأزمة الحالية، مع تعدد الاعتقالات، يطرح مشكلة قانونية خطيرة، مشيرة إلى أن هذا أيضا ما يتسبب في توجيه نقد لاذع للبلاد بشكل دوري من قبل المنظمات الدولية للدفاع عن حقوق الإنسان والحريات وهيئات أخرى.

وذكرت، في هذا الصدد، بالقرار الأخير للبرلمان الأوروبي، الذي "يدين بشدة تصاعد الاعتقالات غير القانونية والتعسفية والاحتجاز والمضايقات القضائية التي يتعرض لها الصحفيون والمدافعون عن حقوق الإنسان والنقابيون، المحامون وأعضاء المجتمع المدني والنشطاء السلميون في الجزائر".

وفي معرض تعليقه على رد فعل السلطات الجزائرية على هذا التقرير الصادر عن البرلمان الأوروبي، اتهم رئيس حزب التجمع من أجل الثقافة والديمقراطية، محسن بلعباس، البرلمان الجزائري بالتكتم عن الانتهاكات التي تطال القوانين.

وفي تدوينة نشرها على صفحته الرسمية على فيسبوك، انتقد بشدة الموقف السلبي للبرلمان الجزائري في كل ما حدث خلال العامين الماضيين.

كما اتهم المسؤول الأول في التجمع من أجل الثقافة والديمقراطية، وهو أيضا عضو في المجلس الشعبي الوطني، مجلسي البرلمان بـ "غض الطرف عن التعسف وانتهاكات القانون" في الجزائر.

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تعليقات الزوار

  1. Khaled

    Qui est le général Saïd Chengriha ? Le témoignage de Habib Souaïdia par AW · Publié décembre 28, 2019 · Mis à jour janvier 8, 2020 Algeria-Watch, 28 décembre 2019 Suite au décès, le 23 décembre 2019, du général de corps d’armée Gaïd Salah, à l’âge de 79 ans, c’est le général-major Saïd Chengriha  (74 ans ), commandant des forces terrestres, qui l’a remplacé par intérim à la tête de l’état-major de l’ANP. Très proche de longue date de Gaïd Salah, Chengriha a souvent servi à ses côtés  (voir la photo de l’un et l’autre à Tindouf, au début des années 1980 ). Dans son livre La Sale Guerre  (La Découverte, 2001 ), Habib Souaïdia a rendu compte des crimes dont s’est rendu responsable le colonel Saïd Chengriha lorsqu’il était, de mars 1993 à fin 1994, le commandant en second  (puis par intérim ) du secteur opérationnel de Bouira  (SOB ), rattaché au Centre de commandement de la lutte antisubversive  (CCLAS ). Il était alors le supérieur direct du sous-lieutenant Habib Souaïdia, affecté début 1993 au 25e régiment de reconnaissance  (l’une des cinq unités des forces spéciales de l’armée chargées de la lutte antiterroriste ), stationné à Lakhdaria pendant toute la période. Avec l’accord d’Habib Souaïdia, nous reprenons ci-après quelques extraits de son livre relatant certains actes du colonel Chengriha, qui s’est alors illustré par sa férocité. Précisons qu’en 1995, le colonel Chengriha a été muté à l’École des blindés de Constantine où il est resté quelques mois, avant de rejoindre en 1996 la 8e brigade blindée stationnée à Sidi Bel-Abbès à l’ouest de l’Algérie. À ce titre, il a dirigé le Secteur opérationnel de Sidi Bel-Abbès  (SOBA ) et le Secteur opérationnel de l’ouest algérois  (COWAL ), qui étaient également rattaché au CCLAS et où il a continué à commettre et faire commettre à large échelle les crimes de guerre qui ont caractérisée la terrible guerre contre les civils conduite par les généraux janviéristes de 1992 à 2000. Rappelons que c’est dans cette région dont il était responsable jusqu’en 2003 que, fin 1997 et début 1998, eurent lieu dans la wilaya de Relizane de terribles massacres  (plus de 1 400 villageois tués dans des conditions atroces ), attribués aux « groupes islamiques de l’armée ». Saïd Chengriha a été nommé général en 1998, puis général-major en 2003, occupant le poste d’adjoint au commandant de la IIIe région militaire  (Béchar ). Il en prend la tête en août 2004, jusqu’à sa nomination en juillet 2018 comme commandant des forces terrestres de l’ANP. La promotion de ce dernier, comme celles à de nombreux postes sensibles d’autres officiers ayant gagné leurs galons de criminels de guerre lors de la « sale guerre », a marqué un tournant majeur, confirmant au fil des mutations le rôle actuellement croissant de ces officiers à la tête de l’armée. C’est notamment le cas du général-major Amar Athamnia, qui commandait à l’époque  (avec le grade de colonel ) le 12e régiment de para-commandos  (12e RPC ), qualifié de « régiment des assassins » par Habib Souaïdia dans son livre, et qui a été nommé en 2005 par Gaïd Salah à la tête de la Ve région militaire  (poste qu’il occupait encore fin 2019 ). Ou encore du général-major Mohamed Tlemçani, nommé en 2018 au poste de chef d’état-major des forces terrestres, qui avait commandé dans les années 1990 le 4e RPC, unité des forces spéciales ayant également commis alors des crimes de guerre dans l’Algérois et dans d’autres régions. La direction de la IVe région militaire a quant à elle été confiée en août 2018 à un autre parachutiste acteur de la sale guerre, le général-major Hassan Alaïmia, ex-commandant du 18e RPC installé dans les années 1990 à Boufarik  (Blida ) et d’autres régions de l’Algérois, là où ont eu lieu les pires exactions des forces spéciales de l’armée et des « groupes islamistes de l’armée » contrôlés par le DRS. On peut penser que ces officiers et leurs pairs à la tête de l’armée feront corps autour de leur nouveau chef, le général Chengriha, pour agir de façon concertée face au hirak. Reste à savoir dans quel sens, celui du dialogue ou celui de la répression… En évoquant l’implication et la continuité des hommes à leurs postes, nous rappelons que la quête de justice et vérité pour la paix et la réconciliation reste au cœur des exigences du peuple algérien, qui n’ignore rien de son histoire récente. Ces officiers qui ont exécuté sans états d’âme les ordres des janviéristes ont l’occasion inespérée de modifier positivement leur bilan face au peuple et à l’histoire. Espérons qu’ils sauront la saisir… Extraits du chapitre 6, La « Société nationale de formation des terroristes » Mon arrivée à Lakhdaria [en mars 1993] a coïncidé avec l’installation d’un nouveau commandant de secteur : le général Abdelaziz Medjahed. Mohamed Lamari avait décidé de créer des « centres opérationnels de lutte antisubversive »  (COLAS ), qui regroupaient plusieurs secteurs militaires. Lakhdaria était ainsi rattachée au secteur opérationnel de Bouira  (SOB ) et commandé désormais par le général Medjahed, secondé par le colonel Chengriha. […] L’été 1993 s’annonçait très chaud. Mais il ne s’agissait pas des conditions climatiques. Le général Medjahed et le colonel Chengriha nous avaient donné l’ordre d’incendier, avec de l’essence, plusieurs montagnes près de Lakhdaria et en Kabylie. Lakhdaria était connu pour être un lieu de transit des groupes terroristes : ils passaient par là pour se rendre en Kabylie, à Jijel ou dans l’Est du pays. Le terrain très boisé facilitait leurs déplacements : il était impossible de voir quoi que ce soit par hélicoptère. Le feu allait non seulement les déloger mais surtout dégager le terrain et nous permettre de voir de loin tout déplacement suspect. En raison des feux de forêts que nous avions allumés, la température atteignait parfois les 45 degrés. Des arbres centenaires brûlaient. Ce désastre écologique n’a pas manqué de faire des morts parmi la population civile. En Kabylie, par exemple, cinq personnes ont trouvé la mort. En l’espace de deux mois, des dizaines de milliers d’hectares de forêts et de pâturages ont été détruits. […] Extraits du chapitre 8, La descente aux enfers [Février 1994] Il s’est ensuite passé ce qui se passait systématiquement avec les personnes arrêtées. À chaque fois, les hommes du DRS basés chez nous demandaient des instructions au général Medjahed ou à son chef d’état-major, le colonel Chengriha. En général, l’ordre était toujours le même : « Habtouh lel-oued  ! », c’est-à-dire « Fait-les descendre à l’oued ». Ce qui voulait dire : « Liquide-les »  (pas nécessairement au bord de l’oued, ce pouvait être n’importe où ). Je précise que nos chefs utilisaient également d’autres formules à peine codées pour ordonner de torturer les prisonniers afin d’obtenir des renseignements : « Traitez-les sur place », « Faite l’exploitation sur place » ou « Exploitez-les »…  (ce n’est qu’ensuite qu’ils étaient exécutés ). Ce soir-là, vers 18 h 30, le lieutenant Abdelhak et deux officiers du 25e RR  (les lieutenants Mounir Bouziane et Chemseddine Saadaoui ) ont fait sortir des cellules le maire de Lakhdaria et ses cinq codétenus  (qui avaient été arrêtés avant lui ). Ils étaient dans un état lamen table, menottés avec du fil de fer et les yeux bandés. Ils les ont poussés, comme des bêtes qu’on mène à l’abattoir, dans un camion Toyota bâché  (un véhicule appartenant à la commune et non à l’armée ; ils utilisaient souvent ce type de véhicule pour ces « opérations » très spéciales ). On m’a donné l’ordre de sortir avec une quinzaine d’hommes en Jeep pour assurer leur protection de loin. Je les ai vus s’arrêter au bord de l’oued Isser. Ils ont fait descendre les six hommes, les ont contraints à s’agenouiller et les ont tués l’un après l’autre de deux balles de Klach dans la nuque. Ils ont laissé les corps sur place. Lors des vingt-sept mois que j’ai passés à Lakhdaria, j’ai été le témoin direct d’assassinats de ce type au moins une quinzaine de fois. Ceux qui pratiquaient ces exécutions sommaires étaient aussi bien des hommes de notre garnison que des officiers venus d’Alger. Parmi les premiers, outre les lieutenants que je viens de citer, il y avait des officiers du 25e RR, du DRS de Lakhdaria et du SOB ; je peux citer le commandant Bénaïch  (l’adjoint du colonel Chengriha ), le colonel Chengriha lui-même et le commandant Ben Ahmed  (qui a pris le commandement du 25e RR après le lieutenant-colonel Daoud, parti début 1994 pour faire l’école de guerre en Russie ). D’Alger, venaient souvent des lieutenants et des capitaines du CPMI et des autres CMI : ayant recueilli dans d’autres secteurs des renseignements sur des suspects de notre région, ils venaient eux-mêmes les arrêter avec notre aide, puis ils les torturaient et les exécutaient. […] Au mois de mai [1994], la vague d’arrestations a pris de l’ampleur à Lakhdaria. Une nuit, on m’a donné l’ordre d’accompagner avec mes hommes des officiers du DRS qui avaient une « mission ». Ces derniers, habillés en civils, ressemblant à des terroristes  (ils avaient une barbe de quinze jours ; cela arrivait souvent : je savais que quand les hommes du DRS se laissaient pousser la barbe, c’est qu’ils préparaient une « sale mission » où ils se feraient passer pour des tangos ), avaient des listes de noms. Arrivés dans un hameau, ils m’avaient demandé d’attendre à l’entrée du village. J’ai posté mes hommes tout autour de ces habitations précaires où dormaient des gens très modestes. Au bout de trois quarts d’heure, les quatre officiers étaient revenus avec cinq hommes. Les mains derrière le dos, ligotés avec du fil de fer, une cagoule sur la tête qui les empêchait de voir, ils marchaient en tremblant mais sans rien dire, comme s’ils connaissaient leur sort. À mon retour au PC, d’autres collègues, qui étaient sortis également avec des officiers du DRS, avaient ramené eux aussi des « prisonniers ». Je me rappelle les noms de certains d’entre eux, que leurs familles considèrent aujourd’hui comme disparus ou dont elles pensent qu’ils ont été assassinés par des islamistes. Je tiens à apporter le démenti le plus catégorique sur ce point. Les personnes dont les noms suivent ont été assassinées en mai et juin 1994 par les militaires de Lakhdaria, sur ordre des généraux avec l’accord du colonel Chengriha, alors commandant du SOB. Il s’agit des frères Braiti, des frères Bairi, de Farid Kadi, Fateh Azraoui, Abdelwaheb Boudjemaa, Mohamed Messaoudi, Mohamed Moutadjer, Djamel Mekhazni et des frères Boussoufa. Ces derniers, je les connaissais personnellement. L’aîné était un paisible père de famille et travaillait dans une usine de peinture, la SNIC, et l’autre était artiste peintre. Les officiers du CMI affirmaient qu’ils avaient des liens avec les terroristes. Mais ils étaient tout sauf des terroristes, j’en suis convaincu ; ils ne faisaient même pas de politique. Les frères Boussoufa ont été tués dans des conditions effroyables. Je regardais ce manège : des gens qu’on arrête, qu’on torture, qu’on tue et dont on brûle les cadavres. Un cycle infernal : depuis mon arrivée à Lakhdaria, j’avais vu au moins une centaine de personnes liquidées. Que faire ? La question me taraudait l’esprit. Déserter ? Pour aller ou ? Rejoindre les groupes armés ? Pour tuer des innocents ? Non. Je n’osais même plus parler pour plaider la ca use de certains innocents : le colonel Chengriha, qui nous commandait depuis quelques semaines en remplacement du général Medjahed, m’avait déjà plusieurs fois rappelé à l’ordre. Je ne voulais pas susciter la colère des éléments du CMI, ni celle de mes supérieurs, et je me tenais à carreau depuis quelques semaines. J’avais pensé prendre des photos, mais je n’ai pas pu. Cela aurait éveillé les soupçons. À cette époque, j’étais décidé : à la première occasion, je déserterai à l’étranger et je parlerai de tout ce que j’avais vu. J’attendrai mon heure encore très longtemps… […] Un soir du mois de juin 1994, mon supérieur, le colonel Chengriha, voulait effectuer une patrouille dans les rues de Lakhdaria : il lui arrivait de vouloir sortir juste pour se balader. Il m’avait demandé de l’accompagner avec ma section. Nombreux sont les officiers supérieurs qui ne prenaient aucun risque. Il était l’un d’eux. Eux étaient payés pour donner des ordres, nous, nous étions sous-payés pour mourir. Nous avions pris cinq Toyota et nous faisions une ronde depuis une demi-heure quand un homme a surgi dans l’obscurité. Il quittait son domicile à minuit, après l’heure du couvre-feu. Le menaçant avec ma Kalachnikov, je lui ai ordonné de mettre les mains en l’air. « Où vas-tu ? – Je cherche des allumettes  ! », me répondit-il avec nonchalance. Le colonel Chengriha est sorti de sa Toyota pour voir ce qui se passait. Il m’a ordonné d’aller perquisitionner dans la maison. Avec cinq hommes, j’ai fait irruption dans le domicile du suspect. Soudain, un coup de feu a éclaté à l’extérieur. Je suis sorti en courant. L’homme gisait dans une mare de sang. Le colonel venait de lui tirer une balle dans la tête. « A-t-il cherché à s’échapper, mon colonel ? – Ce sont tous des terroristes. Viens, on part  ! – J’appelle une ambulance ? – Non  ! Allez, on part. » Le lendemain, les habitants du quartier trouvaient un cadavre : encore un acte terroriste… Qui était cet homme ? Je ne l’ai jamais su.

  2. لمرابط لحريزي

    عبدو سمار يقول ليلا نهارا ان الجزائر بخير من ناحية حقوق الانسان، وذلك بناءا على فكرة ان المغرب دولة ديكتاتورية. كيفاش نفهم انسان يقول ل85 هم معتقلون سياسيون أن يقبعو في السجن إلى ان يتطور المغرب  (حسب ما يقول له مخه هو ) فهذا فكر خرائري بامتياز ! ! ! ! ! ! ! وانت يا السي عبدو سمار لي مصدع لينا الكر تقول انك جمورناليست والثقة في الوثيقة وملي تحل فمك ويبانو سنانك وتفرنس.. كيفاش بغيتي المواطن يقول عليك كلام خير وانت تقول له انظر إلى البلد الآخر قبل ان نعطي الحقوق للانسان الجزائر؟؟؟؟ شنو هذا التخربيق يا عبدو سمار؟ اولا المغرب احسن من الجزائر فيما يتعلق بالديمقراطية وبحرية التعبير وحرية التنقل وحرية التفكير و حقوق الانسان ككل. هناك نصوص قانونية في المغرب يتم تطبيقها واي مواطن عندو مشكلة يمكنه الذهاب للجنة حقوق الانسان او المحاكم المغربية وسيحصل على حقوقه. اما باش تلوم المغرب يا عبدو سمار عن المعتقلين السياسيين في الخرائري، اقول لك قف عند حدك ! ! ! ! المغرب فيه الحقوق الغير موجودة في الجزائر بدليل انك انت تعيش في فرنسا و لو تدخل للخرائر يقتلوك قبل ان تصبح الرقم 86. عكس ذلك، كل الخونة مثل راضي الليلي يسافرون من وإلى المغرب وهم على قيد الحياة. انت لا تستطيع ان تقول هذا عن عبدو سمار وعن ال85 معتقل جزائري.. ونزيدك يا الخرطي عبدو سمار الاسمال التالية: كمال الدين نفخار  + محمد تامالت  + وحتى انت و هشام عبود والعربي زيتوت كلكم تقولون انكم ضحايا انعدام حقوق الانسان في الجلزائر. دعوني اخبركم بالتالي، ولو تكذبو على المغرب من اليوم إلى يوم القيامة سوف لن تساهمو في اطلاق سراح المعتقلين السياسيين في الجزائر. من نهار خلاقيتو في 62 ونظامكم يقتل فيكم ويحرمكم من ابسط الحقوق، وها انتم وصلتو لآخر الطريق، ومزال ماتعلمتوش ابسط شروط المواطنة يا الكلخ.. باش تكون مواطن صالح، ديها في روحك. ديها في بلادك. اصلح احوالك. وباراكا ماتلوم الغير لي هو مصدر كل شيئ إيجابي تنعم به اليوم، ولو تلك الاشياء خروج فرنسا من المنطقة. لو كون نعلو عليكم كون فرانسا مازال تحكم في اقليم الجزائر الفرنسي. وا حتى اسم البلد ماصنعتوهش انتوما. حتى النشيد الوطني تدفعون عمولة او رسوم عليه لنظام الاستعمار. لا حول ولا قوة إلا بالله العلي العظيم. ها حنا هزمنا ليكم البوليخاريو ! آش غادي تديرو ثاني؟ من جهتنا مابقيناش تثيقو فيكم، وذنوبكم على رواحكم. هضرت معاكم شوية قاصح حيت ماكاتحشموش. القبايل تحت الاستعمار وانتم عاطيينا غير للنقايم. ما فيكمش عشرة الرجولة اي الشجاعة الفكرية. كل افكاركم هي افكار الجبناء. تستخدمون الخدعة وتعتبرون ذلك ذكاء، وبعد الخدعة من طبيعة الحال ياتي الغدر.. يعني انكم ماعندكمش الشخصية الشهامة... لذلك 85 معتقل الرأي السياسي يقبعون في سجون الجزائر بينما انتم كلكم كاتلومو في المغرب. حنا مابغيناكمش انتم وامثالكم تكونو مغاربة. نهار نسترجعو الصحراء الشرقية سوف لن نمنح امثالك الجنسية المغربية. كون هاني وبقى مقابلنا حنا المغاربة راك ماغاي تصور ولا حتى حقنة لقاح ضد كورونا، والو. اي شيئ غادي تديرو خاصك تديور بنفسك. سير قول لبوزيد يصنع لقاح الكورونا في الجزائر ولا تساله ماذا يعلو بمداخيل البترول. قيل عليك المغرب راه بزاف عليك. الذين سيطلقو سراح المعتقلين السياسيين الخمسة وثمانين هو النظام الحركي العسكري الديكتاتوري الخرائري. المغرب ماحاملش فيك الشعرة ولا يريدك ان تكون مغربي. الحمد لله على ان اسلافك اتخذو قرارهم بأنفسهم عندما خانو وارتكبو الخطء المميت. دخول الاستعمار سنة 1830 كان ثمنه كبير جدا ودفعتو الثمن ولكن من بعد ما خرجات فرانسا بقيتو انتم اصحاب الافواه الكبيرة تنبحون فضاع حتى الاقتصاد الذي تركته لكم فرنسا. كان احسن اقتصاد في افريقيا آنذاك والآن والو. زيرو. انتم زيرو، حيت فيكم حلان الفم وقلة العمل الصالح. اسمع كلام أمير ديزان يا الخرطو وتعلم شي حاجة لها قيمة حقيقية على ارض الواقع

  3. لمرابط لحريزي

    مساء الخير، من معبر الكركرات في المملكة المغربية، انقل لكم الخبر التالي: وا كلشي بيخير وعلى على خير في الكركرات بعد ان تم تحريره من الافكار الخرائرية. واحد النملة قطعات الطريق كانت هازة خشبة. والشمش كانت مشعشعة وزيـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــنة ماعندي مانقول. اما السماء فكانت زرقاء. والهواء.. ناريد الخاوار. من ناحية اخرى كل المواطنين المغاربة الذين زارو المعبر اليوم وعددهم كان كبيرا جدا حيث جاءو من طنجة وجدة بركان الناظور الحسيمة تطوان العرائش فاس خنيفرة وادزم كريبكة مكناس القنيطرة وارزازات افران أوكيمدن أوريكا تاوريرت تارودانت وما ادراك، تيزنيت المعاريف الرباط سلا اصيلا عزابة مراكش قلعة السراغنة البروج سطات برشيد المحمدية وفضالة حتى هي، الجديدة البعيدة آسفي الصويرة اكادير ومن كليميم المشعشعة والعيون والداخلةبوجدور وما أدراك.. السمارة العاصمة العلمية زاكورة اثنين شتوكة جمعة سحيم وباقي جهات المملكة العلوية الشريفة... المعبر كان اليوم رائع واللعظيم إلى غير طردنا بنوخرخر واصبحت الدنيا باكملها باهية. الحالة زايهة في الكركرات اليوم إلى ما خفت نكون نسيت شي حاجة. آه نسيت نقول بان واحد الفراشة قطعات الحدود مع موريطانيا بدون تأشيرة ولكن بوليس المغرب وبوليس الموريطان الله ينعم عليهم ما حبسوهاش خصوصا وانها اتت من مدينة الدارالبيضاء مدينتي حبيبتي. وحتى واحد النحلة جات وبغات تقطع مع الفراشة ولكن النحلة كان عندها باسبور وتأشيرة وتسنات حتى عطاها البوليسي الاذن عاد دخلات، الحقيقة نقولها. وبعد بضعة دقائق بعد النحلة جاء صرصار خرائري فمنعوه ن العبور وطردوه ما خلف الحاجز الأمني الشريف... وهادا ماكان

  4. عبدو

    شعب مقموع من طرف العصابة الحاكمة التي ابدعت في اذلاله وتجهيله وتضييعه ليسهل رعيه مستعملة جميع وسائل القهر والغبن والظلم وجعل الوطن ضيعة في ملك العصابة والمواطنين عبيدا لها. فالجزائري يستغرب امام حجم الأموال والممتلكات التي تنهبها العصابة وحاشيتها مقابل تفقير الشعب الجزائري الرافض لهذه العصابة ويحتار امام ضئالة خدمات القضاء وعجزه على نصرة المظلومين وإعادة الحقوق لمستحقيها يقف مدهوشا امام الطرق الخبيثة التي تنتهجها العصابة الحاكمة لتركيع المواطن وسلب ارادته ويعجز عن رفع راسه للسماء من شدة الأفق المظلم والمبشر بعقود أخرى من التخلف والقمع و الاستبداد والقهر والظلم مخطط لها من طرف العصابات هذا هو الواقع الذي يجب ان يعرفه كل شهداء الزور وبائعي المواقف والمتطلعين للنفوذ والسلطة هذه هي الحقيقة المرة التي يجب على كل مواطن مخلص ورافض لهذه العصابة ان يعمل على تغييرها ونعيد ما سلبته العصابة المستعدة للتضحية بالوطن و المواطن اكثر من الشعب المغلوب على امره من اجل ان تبقى في السلطة وان تورثها لأبنائها.

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